C’est-à-dire: aimez-vous la gelée? Parce que là, je suis dans une phase de découvertes culinaires et, après avoir fait du sirop de menthe, j’ai décidé de m’essayer à la gelée de fleurs de sureau.
Il faut trouver des fleurs de sureau bien ouvertes, ni trop ni trop peu… Et il y en a justement dans le jardin de mes parents, profitons-en!
Les cueillir dans un panier (le panier n’est pas indispensable, mais ça fait joli
)
Pour faire environ 2 bocaux de 3dl chacun, il faut une dizaine d’ombelles de fleurs de sureau. Je crois qu’il y en a assez, là, on peut passer à la cuisine.
Gelée de fleurs de sureau
Préparation et cuisson: env. 20 min. Macération: env. 6 heures. Pour 2 bocaux d’env. 3 dl
10 ombelles de fleurs de sureau
6dl d’eau bouillante
1 limette (le jus filtré)
500 g de sucre gélifiant
Ne pas laver les fleurs mais les secouer pour enlever les éventuels insectes (beurk! ah ben non, c’est la nature, on aime la nature) bien raccourcir les tiges.
Mettre les fleurs dans une terrine et verser l’eau bouillante, laisser refroidir, couvrir et laisser macérer env. 6 heures. Filtrer à travers un tamis muni d’une étamine (comme je n’ai pas d’étamine – j’suis pas une fleur – j’ai utilisé un morceau de tissus très fin et… propre!). Recueillir le liquide dans une casserole. Goûter le liquide, s’il est amer, il faut le jeter (et laver la casserole, on n’y coupe pas).
Ajouter le jus filtré de la limette.
Ajouter 250 g de sucre gélifiant, porter à ébullition en remuant, cuire à gros bouillons 2 min. Ajouter les 250 g de sucre gélifiant restant en remuant, cuire encore 2 min. Verser la gelée bouillante dans des bocaux propres préchauffés. Remplir à ras bord et fermer sans attendre. Laisser refroidir sur une surface isolante.
Attention c’est chaud et c’est collant
Ajouter un peu de patience (eh oui, il faut goûter quand c’est froid).
En offrir à ses amis et sa famille (désolée, le formulaire de commande sur internet a été bloqué pour cause de rupture de stock).
Et ne pas oublier d’en garder au moins un pot pour soi!
C’est très bon tartiné sur de la tresse par exemple:
Je vous donnais la recette de la tresse ici.
Et j’en profite pour faire de la pub pour notre Betty Bossi nationale, même si je ne suis pas sponsorisée. Si je reprends la phrase de notre Wikipedia préféré, voici ce qu’on en dit: « Betty Bossi est une cuisinière fictive que le fabricant suisse de margarine « Astra » du groupe Unilever utilisa pour sa publicité, devenue par la suite une maison d’édition de journal et de livres de recettes ainsi qu’une marque d’ustensiles de cuisine. Elle n’a jamais existé en chair et en os. Ce personnage fictif est l’« enfant » d’une rédactrice publicitaire : dans les années 1950, Emmi Creola-Maag (1912-2006) travaillait dans une agence zurichoise où elle s’occupait des produits Astra. On lui donna un nom, un visage et une signature ». On peut dire que cette chère Betty est devenue une institution nationale. Dites-moi les Suisses, qui parmi vous n’a pas au moins un livre de ses recettes? Ou alors votre maman?
Tout ça pour dire que c’est dans son livre « De bonne conservation » que j’ai pêché la recette que je viens de vous présenter.
Et sur la page d’après, il y a la confiture rhubarbe-banane à la vanille que j’ai aussi essayée, mmmmh, délicieux!
18 juin 2011 à 21:48
Oh la belle gelée que voilà! Elle a une très belle couleur et je ne doute pas qu’elle soit délicieuse aussi.
Je possède une bonne quantité de livres de recettes de Betty Bossi, je les trouve très bien faits et je ne te parle même pas de la quantité d’ustensiles de cuisines dont je ne pourrait même plus me passer!
18 juin 2011 à 22:29
Trop miam!!! J’en veux!!!
19 juin 2011 à 17:18
Je suis sûre que c’est bon !! Moi, je fais la gelé de groseilles rouges chaque année – très bon sur nos gaufres (vaffel). Gros bisous
20 juin 2011 à 21:09
Béo: Oui, c’était une réussite, je suis toute contente! Et la couleur fait bien envie. J’ai moi aussi une belle collection de livres de Betty. Le dernier en date, c’est celui de cet article, et celui d’avant, « dans le fournil de Betty ».
Dr. CaSo: Oui, c’est trop miam! Ben, si tu es sage, tu pourrais en avoir si tu m’envoyais ton adresse
Ragnhild: Oh, de la gelée de groseilles rouges sur les vaffel, je me relèverais la nuit pour aller en manger! Trop miam aussi: voilà qqch que je pourrais essayer quand elles seront mûres.
22 juin 2011 à 13:43
Ca semble bien bon, bravo pour ta patience, je n’en ai pas autant.
rhubarbe banane ca semble bien aussi
23 juin 2011 à 8:43
Oh le sureau que c´est bon!!!Je n´ai jamais testé la confiture mais les jus que confectionnait ma grand-mère!Je me ferai bien un saut par chez toi pour goûter tes confitures et ta tresse faite maison dans le four à pain!!
24 juin 2011 à 16:25
Christophe: je crois que c’est surtout une question de motivation, voire de passion
J’imagine que tu as beaucoup de patience quand tu fais de la photo, non?
Mandy: viens quand tu veux
Je ferai en sorte de garder un pot au cas où.
29 juin 2011 à 20:44
Génial et merci!
J’ai découvert le sureau en arrivant en Suisse. Il en pousse pourtant en France mais je ne savais même pas que ça se mangeait d’une façon ou d’une autre.
J’adore le sirop du fruit.
2 juillet 2011 à 13:47
Bravo pour cette recette magnifiquement illustrée…on aurait presque envie d’essayer ! je découvre au hasard de mes ballades un blog rafraichissant et agréable. Bravo et bon été.
17 juillet 2011 à 16:19
Et moi, la veinarde, j’ai un de ces jolis pots dans mon frigo! Comme je le garde pour la bonne occasion, je ne l’ai encore pas dégusté, mais j’ai tellement hâte!!!
Mille merci encore une fois, ma Anne!
30 juillet 2011 à 8:21
mmmmmmmmmmm, ça sent bon !
j’aime cette confiture au goût d’antan !
et oui, je connais (d’ailleurs, la prochaine fois, je me prends le livre « la cuisine suisse »).
les petits raviolis fourrés riccotta… sont trop bons (à la Co*p)
(blog aussi ici : http://loiseaulyre.canalblog.com/)