Ce matin, après une nuit de sommeil (vraiment) trop courte, je me suis fait réveiller par un hélicoptère, bien avant l’heure du réveil, ça m’énerve! Non non, ce n’est pas juste un petit passage d’hélico bien haut dans le ciel bleu du matin (beaucoup trop tôt), c’est une opération de sulfatage des vignes par hélicoptère. Entendez un certain nombre de passages à très basse altitude sur toute l’étendue du vignoble: c’est long et bruyant, ça m’énerve! … oui, ça m’énerve!*
Ca fait longtemps que je connais cette technique de prévention des maladies de la vigne, je la vois souvent dans la région, mais c’est la première fois que j’habite aussi près des vignes, donc… ça m’énerve!
J’ai fait un petit tour sur internet, histoire d’en savoir un peu plus et voici ce que j’ai appris: l’hélicoptère est équipé de réservoirs et de perches de pulvérisation qui dépassent de chaque côté de l’engin (presque 9m d’envergure) ça lui donne une allure rigolote.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, j’ai trouvé un compte-rendu d’une journée de sulfatage en Suisse sur www.helicomontagne.fr Les photos sont superbes et le texte nous en apprend beaucoup.
J’ai aussi appris que « Le produit de traitement n’est pas toxique puisque c’est un produit de type « fongique » c’est-à-dire contre les champignons. Il a donc une visée préventive plutôt que curative , sa classe de toxicité est NULLE . En Suisse , il est strictement interdit de mettre de l’herbicide ou de l’insecticide dans un hélicoptère. »
C’est un travail qui comporte ses pièges et dangers (arbres, lignes électriques…) et qui nécessite beaucoup de précision de la part du pilote, vu que la pulvérisation se fait à 1,50/2 mètres du sol!
Le sulfatage des vignes commence à la mi-mai et se termine à la mi-août, toujours tôt le matin (ça m’énerve!) en raison de la température qui ne doit pas dépasser les 25°C. Chaque parcelle est traitée entre 3 et 7 fois dans la saison.
Tout ce travail permet la prévention de diverses maladies (Mildiou, Rougeot, Oïdium)… et assure une bonne récolte pour du bon vin. Réflexion faite… ça ne m’énerve pas tant que ça
*Ca ne m’énerve pas tant que ça, c’est juste un petit clin d’oeil à Helmut Fritz et sa chanson « Ca m’enerve »
ET A PART CA, le concours photo est terminé, vous avez été nombreux à tenter votre chance, vous êtes super! Je vous mets les réponses, et proclamerai les résultats, d’ici peu!
19 mai 2009 à 14:02
Intéressant tout ça!
Il faut juste éviter d’avoir envie d’aller faire une petite promenade bien avant l’heure du réveil, le jour où ils ont décidé de sulfater;-)!
19 mai 2009 à 17:05
Bonjour Anne, je comprends que ça énerve, surtout le matin…
un peu de patience, et voilà, mais parfois, c’est pas facile…
bise et bonne fin d’après midi…
19 mai 2009 à 18:07
C’est pas grave tout ce bruit. Ce qui compte, c’est que la récolte soit bonne.
19 mai 2009 à 20:34
rha…quel reveil!!Mais bon, si ca donne un bon resultat pour les vignes, tout le plaisir est pour notre gosier apres!!
19 mai 2009 à 22:34
Skål!!! …et dors bien, Anne! Stor klem
21 mai 2009 à 2:26
et puis y’a personne qui s’inquiète de savoir ce qu’ils pulvérisent?
on vous a dit que c’etait bon pour la récolte alors ca va…le vin Bio, ca vous dit quelque chose?
Oui C’est possible !
21 mai 2009 à 16:50
Ouh la la ça m’énerverait! Chez moi ce sont les corneilles qui font un affreux concert de bon matin. De plus en plus tôt puisque c’est au lever du soleil, grrrr.
En tout cas, ça peut te donner une excuse pour faire une petite sieste…
26 juin 2009 à 11:10
cool ton blog mai il y a pa dimage cé domage. le rouge a lévre cé fini maintenen cé le glosse, »ca m »énérve »
29 juin 2009 à 22:10
Samy: merci pour le compliment. Pour les images, j’aurais dû mettre une image d’hélico plutôt que de gloss, étant donné que le sujet du post était le sulfatage des vignes par hélico
1 août 2009 à 15:49
Chère Anne,
Pour compléter le commentaire de Chris, « … le vin bio ça vous dit quelque chose… » je dirais, outre le soulagement que cela procure aux personnes qui travaillent la vigne, en matière de traitements par hélico on est dans l’unifomisation du vin avec les même produits qui luttent contre les maladies globales de la vigne, quand on sait que d’une vigne à l’autre, voisines de quelques mètres, le raisin donne des caractèristiques organoleptiques tellement différentes, pour peu qu’on lui laisse cette liberté… Mon idéal de vin : qu’il reste artisanal et ne se perde pas parmi le jungle de produits industriels.
1 août 2009 à 19:04
cramnazlab: merci pour ton commentaire très intéressant! Je ne m’y connais pas trop bien en matière de vigne et j’en apprends un peu plus en te lisant. D’ailleurs, quand j’achète un vin, j’ai tendance à choisir un bio ou un vin d’un petit producteur, ce qui rejoint un peu ton idée. Merci d’être passé par chez moi